Personne n’est à l’abri de devoir vivre un jour avec l’aide de l’AI. Pour garantir cette assurance de solidarité, votons une hausse temporaire et modérée de la TVA.
Janine Berberat, ancienne présidente de la commission des affaires sociales du Grand Conseil genevois
L’offensive menée par l’AI contre la fraude à l’assurance s’avère efficace. Après une première année d’exercice durant laquelle des enquêtes rigoureuses ont pu être conduites, quelque 150 fraudeurs sont tombés dans le filet tendu par les offices AI. Les deux projets pilotes lancés en Thaïlande et au Kosovo ont également fourni des éléments qui permettent d’étendre de manière ciblée le dispositif de lutte à l’étranger.
« Nous chassons systématiquement les escrocs et les fraudeurs ». Ecoutez Yves Rossier, directeur de l’office fédéral des assurances sociales.
L’étau ne cesse de se resserrer sur nos principales assurances sociales. Elles constituent un vaste chantier ponctué de révisions et de votations populaires, qui n’est pas sans rappeler les souffrances d’un Sisyphe. Et pourtant, il faudra bien venir à bout des défis d’une société vieillissante. Un effort s’impose pour assurer la viabilité financière des assurances sociales – assurance chômage, AVS, AI et prévoyance professionnelle en tête – et en préserver l’esprit.
Des politiciens de tous bords et des représentants de l’économie et de la société civile se sont réunis en faveur de l’AI. Retrouvez Luc Recordon, Martine Brunschwig Graf, Stéphane Rossini, Thérèse Meyer Kaelin et aussi Christophe Reymond et Alexandre Jollien au port d’Ouchy!
« Des hausses d’impôts ne sont jamais populaires, à fortiori en période de récession. C’est pourquoi le relèvement de la TVA entrera en vigueur en 2011 et non en 2010 comme initialement prévu. Mais la vraie question est de savoir si on peut se permettre de laisser l’AI et l’AVS tomber dans un gouffre financier, ce qui nécessitera tôt ou tard des mesures bien plus draconiennes et à n’en pas douter une réduction des prestations.
La Suisse peut et doit veiller à la bonne gestion des assurances sociales, non seulement par rapport à leurs contributeurs et à leurs bénéficiaires, mais aussi pour éviter que dans une vingtaine d’années le budget des assurances sociales ait pris des proportions telles que les investissements dans d’autres secteurs clé pour notre économie – infrastructures et recherche par exemple – ne soient réduits à peau de chagrin. »
Pascal Couchepin sur le plateau d’Infrarouge en compagnie d’Yves Rossier, directeur de l’OFAS et de Dino Venezia, président du Centre Patronal et vice-président de l’USAM.
« C’est une augmentation limitée dans le temps. Si nous ne la faisons pas, nous devrons passer par une augmentation des charges sociales, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur l’emploi. »
L’année 2008 boucle sur un déficit de 2,3 milliards de francs. Le fonds de réserve a enregistré une perte sur ses placements, alors qu’il avait contribué aux bons résultats des années précédentes. Cette situation préoccupante rend encore plus nécessaire la création d’un fonds de réserve séparé pour l’AI et l’assainissement de cette assurance. Sinon, ses pertes chroniques continueront de vider le fonds de réserve de l’AVS. La hausse temporaire et limitée de la TVA permettra d’équilibrer les comptes durant 7 ans. Cela laissera le temps de mettre au point la 6ème révision de l’AI, qui devra générer d’importantes économies. Statistique de l’AVS 2009